Dimanche 26 Octobre et lundi 27 Octobre:

Décollage d'Orly, on a une heure de retard. L'avion est un 747 énorme et je suis tout devant, au 3ème rang.
Finalement, l'arrivée à Ivato se fait avec seulement 1h30 de retard.
Premier choc en descendant de l'avion: tu rejoins le terminal à pieds... sympa de marcher directement sur la piste d'atterissage...
Après le check des passeport et la récupération des bagages, je sors et je rejoins Tovo et Gaelle (sa femme), Saholy (la soeur de Tovo) et Stéphane (son mari), et Naivo (le frère de Tovo).
On rentre en voiture (une grosse Toyota Land Cruiser GX beige... un monstre! C'est en fait la voiture de fonction de Dorette, la mère de Tovo).


Le lac Anosy, au centre de Tana


C'est l'anarchie sur les routes. Les gens roulent comme des oufs, il n'y a pas de feux... enfin, à certains endroits il y en a, mais ils ne fonctionnent plus car les gens ont volé les ampoules ;) Beaucoup de taxis (2CV, 4L, AX, 205, R5), les piétons sont sur la chaussée (pas de trotoirs), des taxis BE (fourgonnettes japonaises ou coréennes ou les gens s'entassent, ou alors des grosses fourgonettes Mercedes avec ouverture par l'arrière, et un mec qui se tient debout, souvent porte ouverte et qui ramasse les sous des gens qui rentrent...), des camions qui polluent, des chars à zébus et des pousse-pousses.


Une des rues qui mènent à la cité Soavinandriana


Finalement on arrive à Tana après quelques bouchons. 2 cousines de Tovo nous accueillent: Banou et Poupoussy (Faramanandraisoa de son prénom...).
Dorette et Julien (les parents de Tovo) habitent à la cité Soavinandriana (prononcer Sovinandjine), cité gardée et cloturée, sur les hauteurs de Tana.
Ils ont une belle vue sur la ville.


Vue de Tana depuis la cité


Une jeune fille (16 ans), la "Bonniche" (elle s'appelle en fait Laingo) range la maison, nettoie, fait à manger, repasse le linge...
C'est un peu choquant au début, mais j'ai appris par la suite qu'elle est orpheline de père et mère, et qu'elle est logée, nourrie, blanchie, et qu'elle perçoit un salaire de 80'000 FMG (80 FF) par mois que Dorette lui place sur un compte qu'elle pourra utiliser à sa majorité.
Pour elle, c'était soit ça, soit la rue, et la, au moins, elle apprend un métier... et à sa majorité, elle aura un petit pécule non négligeable à Mada, et ca lui permettra de se lancer dans kkch... Finalement, c'est bien pour elle, malgré les apparences.

Après manger, on va en ville. On part voir le policier qui à pris le permis de conduire de Naivo. En fait, Naivo a acheté une moto il y a qq temps, mais n'a jamais récupéré les papiers de la moto (version malgache), il n'a que la version japonaise que les flics ont du mal a déchiffrer apparemment. Donc Naivo roulait tranquillement ce matin quand il s'est fait choper sans papiers malgaches... donc confiscation du permis de conduire. On est donc retournés voir le flic en question qui était toujours posté au même carrefour, et Naivo a négocié avec lui en appelant un cousin, apparemment flic aussi, et finalement tout s'est arrangé (ah la la... si ca pouvait se passer comme ca chez nous ;)


Massage Médical et relaxant: Asthme, Estomac, Foie, Reins, Intestin... ;-)



Un camion qui s'est oublié dans une maison... Il a du oublier de mettre le frein à main...


Retour à la maison, on charge le 4x4 avec toutes les affaires sur la galerie (entièrement faite maison, la galerie).


Notre 4x4 pendant les 2 premières semaines... La classe!


Et c'est parti, direction Ambatolampy, dans un restaurant dont Tovo m'avait parlé pendant des années: au RV des pêcheurs. ils font, parait il d'excellentes "Ecrevisses en berceau". personnellement, je me suis contenté d'un coq au vin... ;)

Petite anecdote sur la route: Y'a un chemin de fer qui relie Tana à Antsirabe. A un moment, le chemin de fer passe au dessus de la route (un petit pont). Sauf que la partie des rails qui passe au dessus de la route est posée sur le bas coté... En fait, un camion grue s'est oublié il y'a kk temps et est passé par la et a complètement arraché le pont (d'ailleurs, il s'est arrêté kk centaines de mètres plus loin, et il était toujours la...). Depuis, la ligne Tana - Antsirabe est coupée à la circulation ;)


Le fameux pont de la voie ferrée... ;)


On mettra 2h pour atteindre Antsirabe.
Ce soir on dort dans un espèce d'internat, on a 2 chambres de 4. C'est un peu glauque (surtout le couloir et les chiottes), mais c marrant...


L'internat à Antsirabe. C'est pas le grand luxe, mais on a bien dormi quand même...


@ demain si je me suis pas fait bouffer par des cafards ;-)

Mardi 28 Octobre:

On s'est levé vachement tot ce matin: 5h20!
Avant de partir, on est passé par une rue commercante d'Antsirabe pour acheter des Mofo Gasy et Mofo Menakely (des especes de beignets frits à base de farine de riz et farine de blé respectivement).


Une petite fille à Antsirabe



Les rues à Antsirabe sont blindées de pousses-pousses. Les tireurs sont souvent pieds nus


Puis on est parti direction Morondava.
Quelques kilomètres après Betafo, alors que Naivo conduisait, on a crevé la roue avant gauche (en pleine cote).
Un beau clou planté dans le pneu... Au bout d'une heure, et après quelques tentatives de lever la voiture avec le kriek qui manifestement n'était pas adapté à un 4x4, on a quand même réussi à changer la roue...


2ème jour: une crevaison... ca promet ;)


On décide de retourner à Betafo pour réparer le pneu crevé, au cas où, car après, il n'y a pas de ville importante avant longtemps...
En tout on a perdu 2 bonnes heures.


L'église de Betafo



En attendant que le garagiste répare notre pneu crevé...


On repart de Betafo. Les 1ers kilomètres roulent bien. La route est bien goudronnée, sauf parfois dans les villages... J'ai testé un peu la Toyota, bon, faut avouer qu'elle n'est pas faite pour de la route: c'est un veau.
Bien sur, on était 8, et chargés à bloc, mais quand même. La direction est un peu bizarre, aussi, genre y'a du jeu, tu peux tourner le volant sans que la voiture tourne... tu sais jamais si tu vas rouler tout droit ou si ca va tourner... m'enfin ca reste un super 4x4 quand même... et de toute façon on va pas se plaindre, on a rien eu a payer pour ca. D'ailleurs, même l'essence, c'est Julien et Dorette qui ont économisé des tickets d'essence qu'ils recoivent du ministère pour qu'on puisse partir pendant les vacances...


Les rizières entre Antsirabe et Betafo.



Sur la route...


Vers midi on est arrivé à Miandrivazo, petite commune environ à mi chemin entre Tana et Morondava.
Il y a plein de magasins colorés et des restos (hotely) un peu partout.
On décide de manger sur place, on s'installe dans un petit Hotely. J'ai pris du Omby (zébu) en sauce... très bon! Incroyable, on a mangé à 8 pour moins de 80'000 FMG (moins de 80 balles!).

A partir de Miandrivazo, c'est Julien qui conduit: c'est de la piste, et il parait qu'elle est en mauvais état.
En fait, elle roule plutot bien, mais il parait qu'à une époque c'était bien pire, et qu'à certains endroits, les chauffeurs préféraient carrément aller faire du hors piste, tellement la piste était défoncée...


La piste entre Miandrivazo et Malaimbandy.





Tous les quelques kilomètres (pas trop rapproché quand même) on traverse un petit village perdu. Les gens sont assez curieux quand ils nous voient passer, et arrêtent souvent leur activités pour nous regarder.
Les enfants nous font souvent des signes.


Traversée d'un village.


Dans les villages, les maisons sont toutes petites. Les matériaux de fabrication changent au fur et a mesure que l'on avance: au début (sur les hauts plateaux), c'est plutot des maisons en terre rouge ou ocre, parfois en brique (plutot dans les villes), et plus on avance, plus on voit des maisons en bois ou en paille...
Les toits sont faits en branches de palmiers.

Les feux de brousse sont nombreux dans cette région. D'après Dorette, c'est en période d'élections qu'ils sont les plus nombreux car les gens expriment ainsi leur mécontentement par rapport au gouvernement actuel qui n'est même pas capable d'éradiquer les feux de brousse.

Au bout de 110 Km de piste (environ 3h) on arrive à Malaimbandy. C'est la fin de la piste, on reprend une route à peu près normale (le bas coté est un peu défoncé et il faut parfois zigzaguer pour ne pas tomber dans les crevasses...


La route près de Malaimbandy.


Stéphane qui conduit sur cette portion apprend à traverser les ponts en douceur... (c'est pas gagné, pour l'instant... ;)


Faut dire que les ponts sont parfois dans un triste état... celui la, il lui manquait quelques lattes ;)


Les paysages jusqu'à Morondava sont très variés: brousse, collines caillouteuses, mais aussi forêts éparses et rizières d'un vert presque fluo.
En approchant de Morondava, on commence à voir les premiers baobabs. Ils sont superbes, avec leur tronc immense et leur feuillages ridiculeusement sous dimensionnés.


Coucher de soleil sur les Baobabs en arrivant à Morondava.


On arrive à Morondava quand le soleil se couche (magnifique coucher de soleil, rond et rouge comme seule l'Afrique sait les faire...).

L'hotel, le Batelage, est plutot bien noté dans le guide du routard. En fait, ils sont sympa et arrangeants (ils nous ont installé 6 lits dans une chambre et 2 lits dans l'autre).
Par contre y'a plein de détails marrants: On est au 2ème étage, et chaque marche de l'escalier s'obstine à avoir une hauteur différente des autres.
En plus l'architecte a fumé quand il a concu l'escalier. A un moment y'a une amorce de virage, en plein milieu entre les 2 étages, puis il a remarqué qu'il a commencé à tourner trop tot, alors il a finalement continué tout droit...


L'escalier de l'hotel Batelage.


La douche fonctionne (cool, y'a de l'eau chaude et froide), par contre, l'eau ne s'évacue pas.
Et le top: les 2 serviettes de la salle de bain ont manifestement déja servi ;) J'ai l'air de raler, la, mais en fait tout ça n'a pas du tout aléré notre bonne humeur... On va diner au "Sirène". Très bon poulet au coco avec des frites (eh oui, ca fait déja 2 jours qu'on tourne au riz (vary)...
Par contre, ils respectent bien la devise de Morondava: Moramora... on a mis plus d'une heure à être servis.

Allez, o lit.

Mercredi 29 Octobre:

Après une nuit agitée (super chaud et humide, Naivo qui arrêtait pas de me coller...) on a quand même fait la grasse mat' malgache jusqu'à 7h du mat ;).

Vers 7h30 on est allé déjeuner en ville. Petit thé servi avec du lait concentré super bon et des mofo gasy, le tout dans une espèce d'épicerie/café arabe avec des petites tables en bois et un présentoir genre bar...
Julien et Naivo ont attaqué la journée avec un plat local, fait de viande hachée en sauce dans laquelle ils trempaient du pain (chacun ses trucs... ;).
On a aussi goûté au voamadilo (jus de tamarin), très rafraichissant.

Il n'est que 8h du mat, et il fait déja très très chaud.


Les commerces de Morondava - L'épicerie Cousin ;).



L'hyper... Les routes aussi sont dans un sale état...


On fait ensuite un petit tour au marché pour acheter des Kapakapa (sandales / tongues). Les conditions sanitaires au marché sont hallucinantes: des mouches partout, des aliments qui "pourrissent" sur les étalages, ca donne pas super envie...
Dans une des allées du marché, on peut apercevoir les maisons ou les gens habitent. On dirait quand même des bidonvilles...

Les Kapakapa que j'ai acheté n'auront duré que 2 jours... ensuite, la semelle s'est complètement arrachée... n'importe quoi cette camelote...

Plus tard, on est allé au garage pour réparer la voiture.
En fait, elle calait dès qu'on mettait le point mort, et il y avait un problème avec les freins.
Pour le ralenti, il y avait en fait le filtre qui était monté à l'envers... incroyable que ça ait marché jusque la...
Pour le frein, il y avait une vis qui a du tomber pendant qu'on était sur la piste... Le gars a dit qu'on aurait pu complètement perdre les freins...

Direction la poste ensuite pour tenter de téléphoner en France: ca marche pô...

Une vendeuse de noix de coco nous propose de lui en acheter quelques unes. On accepte. Elle découpe avec dextérité le haut de la noix de coco avec une espece de machette, pour faire apparaitre un trou.
Il suffit ensuite de coller les lèvres sur le trou pour boire le lait de coco... c'est délicieux. Quand on a fini, on peut lui demander de couper la noix en deux, et avec un bout de la coque en guise de cuillère, on mange l'intérieur en raclant.
Fabuleux! j'ai vraiment adoré!


Mmmm c'est trop bon...



La noix de Coco... mangez-en ;)


Finalement une des cabines près de l'hotel a fonctionné.
On va ensuite à la plage. En route on réserve le resto du midi histoire de pas avoir à attendre comme la veille.

La plage est paradisiaque: sable blanc et fin, palmiers, quelques huttes au loin...
Un banc de sable git la entre le lagon et l'océan... c'est marée basse.
On se baigne dans le lagon, l'océan étant interdit à la baignade car les courants sont importants et il parait qu'ils ont tendance à emporter les gens vers le large...
Dommage...


Le banc de sable



Un requin marteau pêché par 2 femmes de Morondava


L'eau est super chaude. En revenant, on passe à coté de 3 gamins (3, 6 et 10 ans à peu près) qui se lavent le dos mutuellement avec un seau d'eau posé dans la boue...
On bouffe et on retourne à l'hotel.

Petite douche et une sieste, et nous voila repartis à la plage pour profiter du coucher de soleil.
Ce dernier se couche à une allure très rapide, bien plus vite que chez nous...


Coucher de soleil sur le canal du Mozambique, à Morondava



Coucher de soleil.


En revenant on a fait quelques courses pour le lendemain, et on est allé bouffer au centre ville de Morondava (brochettes de zébu - kitoza).

En entrant au resto, des enfants ont vu que j'avais pris une photo d'une boutique et m'ont demandé de les prendre en photo.
Ils étaient ravis de voir leur tête sur l'écran de l'appareil photo numérique...


La Malgache des Jeux ;-)



Des enfants à Morondava


Nous nous sommes renseignés pour la route vers les Tsingy: il parait qu'il faut choper le bac vers 8h et quelques, environ à mi chemin (100km de piste)...
Ca nous fait partir vers 4 heures du mat! donc lever à 3h!!!

J'vais pas tarder à aller me coucher, moi! Jeudi 30 Octobre:

Youch! la nuit fut courte et difficile. Je ne me souviens pas avoir dormi, ou alors très peu. Il faisait une chaleur insoutenable.

Le matin, (c'est à dire à 3h du mat!) nous nous sommes levés et avons rangé les affaires.
On charge la voiture, et nous voila partis pour les Tsingy.
On quitte Morondava en direction de Malaimbandy, puis après une 20aine de km, on prend à gauche direction Belo sur Tsiribihina.

A partir de la, 200km de pistes nous attendent. Le soleil se lève exactement au moment où nous atteignons la célèbre allée des baobabs.
Le spectacle est magique! Ca valait vraiment la peine de se lever à 3 heures rien que pour voir ca: la route passe entre une rangée impressionnante de Baobabs, tous plus imposants les uns que les autres...
La lumière du soleil qui se lève sur les arbres est magnifique.


La célèbre allée des Baobabs



Lever de soleil sur les Baobabs


Les 100 premiers kilomètres de piste passent assez vite. La piste est d'assez bonne qualité, c'est du sable et des cailloux, et on peut tracer à 60-70 km/h...


La piste entre Morondava et Belo sur Tsiribihina


A mi chemin, nous atteignons Belo sur Tsiribihina. Ici, il nous faut traverser la rivière, la Tsiribihina.


La Tsiribihina


La traversée se fait sur un bac (3 pirogues attachées ensemble sur lesquelles ont été posées des planches pour accueillir les voitures et camions).
Le bac n'est pas encore la, on prend le petit déjeuner en attendant.
Quelques gargottes sont la pour faire patienter les voyageurs. Celle ou on se dirige est très typique, construite en bambou avec le toit en branches de palmier...


Un petit resto près du bac...


On prend un thé (on verra plus tard que l'eau était issue de la rivière... mmm ;) et des godrogodro (espèces de petits gateaux à base de farine de riz... en tout cas, ca tient bien au ventre ;).

Le bac arrive finalement, il y a un énorme vieux camion mercedes dessus. Il mettra bien 20 minutes à quitter le bac (le temps de retrouver le chauffeur parti boire un café (mora-mora oblige...=) et de le faire descendre).


Oui oui... on va monter la dessus...


Juste avant que l'on monte le 4x4 sur le bac, un camion/bus (en fait, un gros taxi brousse ou taxi be) est monté. Hallucinant. En plus, il était blindé de monde...ils doivent être 40 la dedans, compressés et tout...
Finalement on a embarqué sans trop de difficultés. La traversée a duré une 10aine de minutes.


Même pas peur ;)


Il nous reste maintenant 100 km jusqu'a Bekopaka, mais ca rigole plus, là: c'est de la bonne vieille piste bien moisie ;)

Les rares villages que nous traversons sont quasiment coupés du monde.
En s'arrêtant dans un de ceux ci, on a acheté un "coeur de boeuf", fruit exotique qu'on ne trouve pas chez nous.
Ca ressemble extérieurement a une grosse mangue, mais ca a une chair blanche, sucrée et un peu granuleuse.

Dans les autres villages, les enfants nous saluent sur notre passage. D'autres nous appellent en français en nous disant: "Donne moi l'eau vive".
"Eau vive" est le nom de l'évian local. Au début j'étais un peu surpris, voir choqué, croyant que ces villages étaient victimes de la sécheresse, et que les enfants réclamaient de l'eau.
On m'a alors expliqué qu'ils demandent en fait les bouteilles vides qui leurs servent de récipients pour tous les produits...

Les 100 derniers kilomètres de piste sont particulièrement difficiles. Par endroit on a de l'eau jusqu'a la mi-portière. D'après Julien, si jamais il pleut pendant une journée sans discontinuer, on serait bloqués à Bekopaka car la route est impraticable par temps de pluie.
Personnellement ca ne me dérange pas, mais Stéphane et Saholy semblent beaucoup moins rassurés, car ils ont leur avion en fin de semaine prochaine...


C'est bien par là oui...



La piste est un peu défoncée... et le ciel devient menaçant


Au final, on mettra presque 6h à faire les 100 derniers kilomètres.

2 km avant Bekopaka, il nous faut traverser une autre rivière, le Manambolo.


Un zébu broute sur la berge du Manambolo


Un bac est la pour nous y aider.
Cette fois c'est plus sportif: en montant sur les rampes, Julien n'avait pas enclenché le rapport court sur le 4x4.
Du coup, les 2 roues avant étaient montées sur le bac, mais les 2 arrières patinaient sur la rampe et ont failli tomber à coté.
Après une marche arrière plongeant le pot d'échappement dans l'eau, et après avoir enfoncé le pare choc arrière dans la boue, on a finalement réussi à remonter sur le bac...


Là, c'était un peu limite...



Vas-y, recule encore... encore... euh, non, non, stop... arrête!!!



Ah... ça passe mieux, là!


Nous avons ensuite réservé notre ballade dans les tsingy pour le lendemain. Puis nous nous sommes rendus au "relais des tsingy", hotel qui était recommandé par le guide du routard, mais malheureusement il était complet.


La vue depuis le relais des Tsingy


Nous nous sommes donc rabattus sur l'auberge "Chez Ibrahim", seul autre établissement à Bekopaka, hormis le camping.
Le mot qui me vient à l'esprit pour décrire "Chez Ibrahim" serait: Roots :)

Comment dire: c'est simplissime...
L'endroit est situé en plein dans le village de Bekopaka, entre la porcherie et le poulailler. Les chambres sont vétustes et minuscules, juste la place du lit et d'un minuscule bureau.
Il n'y a pas d'électricité, tout comme dans presque tout le village, donc des bougies sont fournies.
La douche est composée d'une douchette branchée à un tuyau qui sort de je ne sais où et qui fournit un débit proche du goutte à goutte...
Elle est en bois, située à l'extérieur et munie d'un cadenas qui ne ferme pas...
Chaque douche est aussi munie d'un seau d'eau, ainsi que d'un récipient pour se mettre l'eau dessus...
Ca fait penser aux films du début du siècle ;) N'empeche, après la journée de piste qu'on a passé, j'ai trop apprécié cette douche!

Bon, on s'est vite rendu compte que la barrière entre l'auberge, le poulailler et la porcherie était plus virtuelle qu'autre chose ;)
On voit donc les cochons, poules et autres poussins se promener dans la cour, devant les chambres...


Notre chambre chez "Ibrahim"...



et le cochon... pas facile à cadrer ces bestioles... c'est que ça court vite!


Je pense que peu de gens seraient prêts à accepter ce genre de prestations, mais qu'importe, on est pas la pour des prestations à la Club med...
Vive le roots ;=)
Finalement, après cette journée épuisante, on va manger au seul "resto" du village, très accueillant au passage.
Ils nous serviront du poulet "sportif" (pas grand chose à manger ;)...

Fallait chercher la viande, mais du très bon poisson frais frit.
On y retournera demain matin pour le p'tit dej et le soir.

On est ensuite passé chez une dame qui s'est spécialisée dans les pack déjeuner pour les vazaha (étrangers / blancs) qui vont faire les tsingy.
Elle nous préparera une salade de pates dans un emballage en plastique pour demain matin...

Allez, il est 21h30 et je suis claqué...

Vendredi 31 Octobre:

La nuit fut excellente.
On a dormi avec la fenetre ouverte, donc il faisait relativement frais. J'ai trop bien dormi.
Par contre, le coup du cochon qui gruik à 4h du mat, et du coq qui chante à 5h, c'était moyen... ;)

Finalement on a attaqué le p'tit dej là où on avait mangé la veille au soir.
Notre guide pour les Tsingy, Isaac, est venu nous trouver.
On prend la voiture: les grands Tsingy sont à 17km de piste de Bekopaka. La piste est en mauvais état, avec 2 petites rivières à traverser...
On mettre 1h15 (pour 17 km!).

Arrivés sur place, on suit Isaac jusqu'à "l'entrée" du parc (un panneau). Isaac nous distribue des baudriers et nous explique les règles du parc.
J'en ai retenu une qui m'a bien surpris: le parc étant un lieu sacré (fady), il y est interdit de pointer quelque chose du doigt.
Si on veut monter quelque chose à quelqu'un, il faut le pointer mais en pliant l'index ;) Véridique!!

Il nous rappelle aussi que le site est classé Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO...

On entre dans le parc. On traverse d'abord une forêt clairsemée, puis on arrive rapidement à l'entrée des galeries.
Les tsingy sont en fait des formations calcaires avec des fissures pouvant atteindre 200m de profondeur, et des crevasses très longues.
Les pointes des tsingy sont très acérées, et même certaines parois sont tellement pointues que parfois on ne peut y poser les mains...

On a attaqué par le bas des galleries, on se ballade donc au fond des canyons, fissures larges de 50cm à 1m environ, avec entre 10 et 30m au dessus de nous.
Dans certaines galeries, l'eau recouvre le fond. Il faut donc enlever les chaussures et marcher pieds nus dans l'eau et la boue.
On traverse aussi une "cathédrale" (canyon qui s'est refermé sur lui même)... Lampe de poche indispensable.


La descente dans les canyons.



Les arbres qui arrivent à pousser en haut font descendre leurs racines quelques dizaines de mètres plus bas...



Dans une des galleries...


Ensuite, on a commencé à grimper. Des aménagements ont été réalisés, ça ressemble à une via ferrata.


La montée


C'est plutot escarpé comme montée. Nous ne sommes qu'en milieu de matinée, mais il fait déja très chaud! On arrive au 1er belvédère complètement épuisés (notre guide, lui, n'a pas transpiré du tout!!).
Le spectacle est grandiose: un panorama de 360° sur les tsingy. Des pointes acérées à perte de vue, dans toutes les directions.
Au dela des tsingy, on voit juste la cime des arbres. On a aperçu un gros lémurien blanc, au loin (pas de zoom assez puissant sur mon appareil... grrrr).


Des Tsingy



Des Tsingy de partout...



Des Tsingy de encore et toujours


On continue ainsi à monter et descendre sur les tsingy, on enchaine galeries et belvédères.


Le pont dans Indiana Jones


Finalement, on sort des galleries, et on prend le chemin du retour en passant d'abord par la forêt. Cette forêt regorge d'oiseaux, d'insectes et de lémuriens (on en recense 11 espèces).
Nous, avec le gros blanc de tout à l'heure, et un autre tout petit qu'on a vu sur un arbre, ca nous fait déja 2 espèces...


Un gros mille pattes


On a vu aussi quelques uns des oiseaux propres au lieu, notamment des martins pêcheurs et martins chasseurs, ainsi que d'autres dont je ne me souviens plus du nom...

La ballade dans les tsingy et la forêt aura duré finalement 6h. Le retour se fait sans encombres.

Le reste de l'après midi et de la soirée sera composé d'une bonne douche (toujours dans le confort et le luxe de chez Ibrahim ;), d'une sieste (faut pas déconner ;), et d'une petite partie de cartes...
Julien est allé cueillir des fruits derrière "l'hotel"... Il s'agit de fruits qui ressemblent un peu à de petits poivrons rouges/jaune. La chair n'est pas très bonne, un peu amere, par contre le jus est excellent.

De retour chez Ibrahim... Remarquez la magnifique finition des fenêtres...



Une ENORME araignée nous tenait compagnie près des toilettes...


Le soir on mange (encore) au même restaurant (bon, c'est un peu le seul du village ;). Mmm du zébu!

Petite anecdote: j'ai trouvé une boite de "la vache qui rit". Sur le couvercle, en plus de "la vache qui rit" (en français), il est écrit la traduction malgache, qui, si on retraduit en français donnerait: "Madame zébu qui rit" ;D

Allez, demain on retourne à Morondava...
Longue piste en vue...

Samedi 1 Novembre:

Finalement ça s'est plutot bien passé aujourd'hui: on s'est tranquillement levé vers 5h15 pour prendre le p'tit dej et choper le 1er bac à 6h.


Une pirogue sur la Manambolo au petit matin...



Le passage des rivières est toujours aussi sportif.


On a pris la route assez tôt pour pouvoir atteindre le 2nd bac (celui de Belo sur Tsirihibina) avant midi.
Julien a conduit les 30 1ers km puis j'ai enchainé sur les 70km restants jusqu'au bac.

C'était trop fort: sable, cailloux, boue, rivières à traverser, bosses, racines, hors piste, tout y est passé.
Y'a pas à dire, le vrai 4x4, c'est excellent ;)


Les termitières au bord de la piste... parfois même SUR la piste!



Lee Camel Trophy, c'est du pipeau à côté de ça ;)


Par contre, ca tue. Du coup j'ai dormi tout l'après midi, pendant que Tovo et Naivo se relayaient pour rejoindre Morondava.

D'ailleurs, je crois que j'ai laissé trainer mes jambes trop près de la fenêtre, car j'ai chopé un joli coup de soleil sur le genou gauche... ;)
Tient, y'a les courbatures aux niveau des cuisses qui commencent à se faire sentir aussi... ca doit être le 2nd effet des Tsingy...

Je me suis juste réveillé à temps pour revoir l'allée des Baobabs... toujours aussi majestueuse...

En arrivant à Morondava, on est allé manger, puis on s'est installé aux "Bougainvilliers".
C'est un petit hotel au bord de la plage, composé de bungalows.
C'est pas l'extase, mais ça n'a rien à voir avec Ibrahim ;)


Voila ce qu'on trouve sur la table de nuit de la chambre: Une bible et un préservatif... ;)


On est allé faire quelques photos du coucher de soleil, puis on est allé manger à l'Oasis, petit bar/restaurant de la plage de Nosy Kely (juste en face de notre hotel) tenu par un Rastafari malgache fort sympathique...

Excellent Steak de zébu.
Avec Naivo, je me suis un peu balladé en ville, après le repas, mais manifestement, après 23h y'a plus rien à voir...

Pour la suite des évènements, on a un petit changement de programme: On avait pensé descendre un peu dans le sud, pour aller jusqu'à Belo sur mer, mais comme il y a une pénurie d'essence sur morondava jusqu'à lundi ( au moins), et que Saholy et Stéphane stressent un peu pour le retour, on va plutot rester dans le coin demain, profiter de la plage, et on verra la suite des évènements lundi.

Dimanche 2 Novembre:

Première VRAIE grasse mat' malgache: lever à 9h30! La classe!
Direction le resto de l'hotel: on va se faire une vraie journée vacances, avec le p'tit dej qui va bien et tout, au bord de l'eau, avec le soleil sur la terrasse, le bruit des vagues...


Pendant le petit déjeuner sur la plage, un voilier passait par la...


Après quelques courses (du pain, des sardines et du "Omby qui rit" ;) on prend la direction d'une plage isolée au nord de Morondava.

Un petit chemin de sable y mène. On arrive à 100m de la plage. Manifestement, on peut pas aller plus loin (un barrage).
Un gardien nous dit qu'il peut nous garder la voiture, et nous indiquer un endroit ou nous pourrions nous poser, près de la plage... On laisse donc la voiture, et on se laisse guider par le gardien.
Il nous emmène un peu plus loin sur la plage: il y a ici une petite hutte en paille, avec une grande table avec des bancs en bois.

Tout ça juste en face de la plage. Cette dernière est d'ailleurs splendide: Une petite dune de sable blanc, l'eau est chaude, quelques palmiers, et Morondava à l'horizon...


Le ciel, l'océan, le sable...


On y restera tout l'après midi en s'amusant dans l'eau, martirisant les crabes, jouant aux cartes sous une tente improvisée dans le sable...
Tovo a même réussi à se faire piquer par une méduse locale (toute pitite, genre 2cm, mais avec des fils bleus de 20-30cm qui s'accrochent aux pieds, et font bien mal!)

En revenant à la voiture, le gardien parle avec Dorette, et lui dit que quelqu'un de sa famille est malade. En fait, il le lui avait déja dit quand nous étions arrivés et Dorette était allée le voir.

Nous décidons de leur donner de l'argent pour qu'ils puissent amener le vieil homme à l'hopital en Taxi. Avec Naivo et Tovo, nous allons dans la hutte du vieux pour lui filer l'argent...
Apparemment il est mal en point...il n'y voit plus rien...

De retour à l'hotel, bouffe au resto de l'hotel.


Coucher de soleil sur la plage.



Des enfants à Morondava.


Puis plus tard, avec Tovo et Naivo, on est retourné à l'Oasis, le resto tenu par le rastafari de la veille qui fait aussi bar.
On a gouté aux spécialités locales: l'Oasis Be: un rhum arrangé qui est en fait un mélange de tous les rhums arrangés que fait le rasta man, et aussi le Dzama: le rhum local, produit à Nosy Be.

Lundi 3 Novembre:

En route pour Tana, on a décidé de tout faire d'une seule traite.

Départ à 5h, donc...


Les Baobabs au lever du jour... spectacle magnifique...



Idem... Mais je ne m'en lasse pas :)



Bon, une dernière et après j'arrête ;)


On se relaie un peu tous pour conduire.
A midi on s'arrete pour manger dans un village dont je ne me souviens plus du nom, mais dont la traduction littérale donne "qui sent mauvais" ;)

Il portait bien son nom, le bougre... ou plutot le "resto" ou nous nous sommes arrêtés... c'était assez folklorique ;).
Bon, déja, Tovo a éclaté une chaise en s'assayant dessus... bon, soit... Passe encore qu'on aie droit à un coq boiteux DANS le resto, ainsi que des chats qui trainent entre les pattes, et des mouches à merde au dessus de la table qui venaient nous embêter entre chaque bouchée...

Des bouchées j'en ai pas pris des masses d'ailleurs: Le zébu était complètement froid, et le riz contenait plus de cailloux que de riz...

Pour les cailloux, il faut savoir que les malgaches le font sécher sur la route (sur le bord plutot), et il n'est donc pas rare que les piétons, vélos, ou parfois même les voitures passent dessus.

A tana, jusqu'à il y a 2-3 ans, c'était toujours comme ca aussi, et le riz était caillouteux.
Depuis ils ont trouvé un système ingénieux et novateur: ils utilisent des bâches en plastique pour faire sécher le riz, et on trouve donc beaucoup moins de cailloux.

N'empêche que j'ai été un peu malade après ce repas...


Certaines portions sont assez sinueuses.


L'après midi, c'est Saholy qui a conduit. Au passage, elle a écrasé une poule ;)

Faut dire qu'elles ont la facheuse tendance à traverser n'importe ou, n'importe quand...
Le top c'est les poussins qui détalent à fond pour ne pas se faire écraser.
En fait, les malgaches de la campagne n'ont pas l'air de connaitre les poulaillers, donc les poules se promènent "open bar" un peu partout...

D'ailleurs j'ai appris qu'un pare buffle n'est pas seulement un accessoire esthétique pour la voiture, mais peut réellement servir à parer un buffle, ou plutot un zébu...
On a faillé s'en choper un qui s'était tiré la malle du troupeau.


Un troupeau de zébus près de Betafo


En arrivant à Antsirabe on a pu enfin faire le plein d'essence. Il nous reste encore 3h avant d'arriver à Tana.


Un Pousse-Pousse à Antsirabe


On a droit à un superbe coucher de soleil rouge sur les hauteurs de Tana, et on arrive finalement vers 19h.


Coucher de soleil sur les hauteurs de Tana. Les couleurs sont authentiques!


Bien crevés ce soir...

Mardi 4 Novembre:

Aujourd'hui est une journée Farniente: on est pas sorti de la journée (enfin moi...).

De toute façon, il faisait pas très beau, et on a même eu droit à un orage le soir...


Le ciel est encore embrumé sur Tana après l'orage...


On a trié les quelques photos, on a mangé, joué, maté la télé (les clips malgaches, ca vaut le détour ;)

Y'a plus qu'à préparer le sac pour demain: on part sur la cote est, à Rasoabe.

Il parait que le lac est magnifique... bon y'a quand même 6h de route. Mercredi 5 Novembre:

Lever à 5h du mat... ca devient une habitude.

P'tit dej', on charge le 4x4 et c'est parti.

Au début les paysages sont typiques des hautes terres: montagnes caillouteuses, rivières rouges et rizières.
Au bout de 2 heures de route, on entame la descente, le changement de climat et de paysage est flagrant.

Pendant une bonne partie de la descente, la forêt devient plus dense, la végétation plus tropicale... bananiers, arbres du voyageurs,etc...


Un bout de forêt primaire pendant la descente, après Moramanga


Mais une fois la descente bien entamée, c'est la stupéfaction: il ne reste pratiquement plus de forêt primaire... tout a été brûlé!!!

C'est la désolation, par endroits on se croirait sur la cote ouest tellement c'est désertique.

Ailleurs, on ne voit que des collines d'herbes et d'arbres du voyageur (d'ailleurs, il a intérêt d'avoir grand soif, le voyageur... passke y'en a à la pelle, des arbres du voyageur... ;)


Tout ceci était recouvert de forêt primaire il y a encore quelques années...



Un arbre du voyageur (Ravinala)... Bon, celui la a un peu souffert du dernier cyclone... mais c'était pour l'illustration ;)


Finalement, on quitte la route (qui était de bonne qualité jusqu'ici), pour faire les 7 derniers km sur la piste.


Encore un camion qui s'est oublié dans une plantation de canne à sucre près de Brickaville...



Et une HUGE araignée rencontrée au restaurant "Mirabelle" à Brickaville.


Les feux de brousse ne sont pas encore éteints dans le coin... on en voit depuis la piste.


Les feux de brousse sont vraiment tout près :(


On arrive enfin à Rasoabe après 6h de route.

L'endroit est magique: un lac d'eau saumatre, mais néanmoins douce et tranparente, avec une plage de sable fin, quelques palmiers, des bungalows...
Une bande de terre de quelques mètres sépare le lac de l'océan.


La plage à Rasoabe


Notre bungalow est à environ 5m de la plage... autant dire les pieds dans l'eau.


Oh la... ca va être trop dur d'aller jusqu'à la plage, la... ;)


On a passé l'après midi à barbotter dans l'eau, et à bronzer sur la plage.
Le soir, on a un peu marché pour voir le coucher du soleil, et on a eu droit à un spectacle étonnant: Une famille partiquait la pêche traditionnelle dans le lac.
La mère et une des filles tenait un filet rectangulaire, tandis que le père et les autres enfants avaient des branches d'arbre dans les mains.
Ils avancaient tous en ligne droite, puis, à un moment, ceux qui étaient aux extrémités de la ligne se rabbataient au centre pour former un cercle, tout en agitant les branches dans l'eau pour effrayer le poisson.
Ils ramenaient ainsi le poisson jusqu'au filet en resserant le cercle.


Sur le lac...



La famille de pêcheurs


On a aussi eu droit à un petit garçon qui promenait son troupeau de zébus au bord de l'eau... Si avec tout ça y'a pas une seule bonne photo, j'arrête tout ;)


Un petit enfant et son troupeau de zébus


Le soir, au resto de l'hotel, on avait le choix entre des crevettes ou des poissons.

J'ai tenté le poisson (étonnant, n'est ce pas? ;), mais il était pas évident à négocier, avec les arètes et la tête à enlever...

On s'est couché comme les poules, à 21h30... je sais pas pourquoi d'ailleurs... on aurait pu sortir ou aller boire un coup quelque part... (je sais, y'a pas grand chose dans le coin... mais on sait jamais...)

Jeudi 6 Novembre:

Je me suis réveillé tout seul comme un grand, à 4h du mat!!

Faut dire que j'ai des circonstances atténuantes: couché à 21h30, je vois pas comment j'aurais fait pour me lever plus tard...

En plus, la mousticaire m'est tombée sur la gueule vers 3h du mat'... et comme en plus y'avait un sticmou qui s'acharnait sur moi... bref, j'en ai profité pour aller tofer le lever du soleil sur le lac...


Le soleil se lève sur le lac Rasoabe



Premiers rayons de soleil sur la plage



Un petit bateau de pêche...


C'était superbe...

Vers 5h30, tout le monde dormais encore, mais le soleil était déja bien haut dans le ciel. Je me suis alors installé au bord de l'eau, avec un coussin et un magazine... le pied... personne, pas un bruit, pas un brin de vent...


Une petite dernière...


Plus tard, quand tout le monde s'est réveillé, nous sommes allés petit déjeuner dans un petit resto du village (trop dur: 12'000 FMG le p'tit dej pour 8 personnes ;)

Nous sommes ensuite partis à la recherche d'un petit bateau qui pourrait nous amener jusqu'à la bande de terre qui nous sépare de l'océan indien.

On a finalement trouvé quelqu'un.
Nous avons donc traversé le lac en bateau à moteur, assez rapide. Le guide s'est proposé de nous faire une petite ballade dans le canal des Pangalanes.
C'était superbe: le canal est bordé de végétation tropicale, de nénuphards (?), etc...


Le canal des Pangalanes


A la question "y'a t'il des crocrodiles par ici?", le guide nous a répondu: il n'y en a pas ici, dans le lac de Rasoabe, ni dans le canal, car les eaux sont claires, et les crocro préfèrent les eaux troubles.

Par contre, un peu plus loin, il y a un lac avec des eaux noires, et la bas il y'en a. Il nous a proposé de nous y emmener, ca ne dure que 10min...

Certains passages sont "limite", car l'eau est vraiment peu profonde, genre 20cm par endroits, et le bateau raclait un peu le fond... il faut faire attention de pas s'ensabler...
Arrivés au lac, nous avons constaté que les eaux sont effectivement très noires. Il parait que ce sont les algues qui lui donnent cet aspect.


Le lac noir...


Bon, finalement on n'a vu aucun crocro... juste quelques lézards verts pas très impressionnants...

Le guide nous a ensuite laissé sur l'autre berge du lac Rasoabe, il s'agissait de la bande de terre qui sépare le lac de l'océan.

C'est avec stupéfaction que nous avons découvert que sur cette petite bande de terre large d'à peine 100m se trouvait un petit village de pêcheurs.
Des petites cabanes en bois, montées sur pilotis, cachées par les arbres... Des femmes qui sont en train de sécher le poisson... des enfants...


Une petite cabane sur pilotis, au village de pêcheurs...


Nous traversons le village. Avant d'arriver à l'océan, on traverse aussi une voie de chemin de fer, apparemment c'est la ligne qui longe la cote est.


La voie de chemin de fer... Je me demande encore si cette ligne fonctionne toujours...


On arrive enfin sur la plage. C'est une grande plage rectiligne, on n'en voit pas le bout... La mer est déchainée, avec de grandes vagues qui font des rouleaux... parfait pour surfer si ce n'est l'interdiction formelle de se baigner: il y'a des requins, et les courants marins "tirent" les gens vers le large.


L'océan indien, avec quelques pirogues de pêcheurs...



Trop loin pour rentrer à la rame...


Une femme du village vient nous vendre des noix de coco fraiches, comme à Morondava. Ca fait peut être un peu cliché, mais la noix de coco fraiche sur une plage de sable fin de l'océan indien, ca le fait ;)


La femme du village manie la machette avec dextérité...



Une vahiné qui nous a chipé une noix de coco... ;)


En parlant un peu avec la femme, Dorette en vient à lui demander comment ca se fait qu'il y ait autant d'enfants dans le village. La femme lui répond que le village est coincé entre l'océan et le lac, qu'il faut plus d'une heure et demi pour rejoindre l'autre rive, et "qu'ils n'ont pas d'autres loisirs" ;)

Nous rentrons ensuite en bateau jusqu'aux bungalows. On passe le reste de l'après midi à nous baigner puis à chercher le pendentif de Naivo, tombé dans l'eau lors d'un combat de free fight avec Tovo.

A un moment donné, on nous apprend qu'il faut que nous changions de bungalow, parce qu'une autre famille l'aurait réservé avant nous.
C'est naze: l'autre bungalow ne donne pas directement sur la mer (10m de plus à faire), et en plus il est un peu plus pourri...
Bon, on n'a pas trop le choix...

On se fait ensuite une partie de pétanque puis une partie de cartes, avant d'aller manger.

Petite anecdote:

Saholy, qui était partie chercher quelque chose dans notre bungalow, pendant que nous jouions au cartes dans le bungalow des parents revient toute affolée: il y'avait de gros cafards (Kadradraka be) dans notre bungalow!
On commence tous à psychoter un peu du genre: ouais, on va tous dormir dans la voiture, on monte la tente et on dort tous ici dans le bungalow des parents...
Soudain, saholy (encore elle) nous demande "c'est quoi ca?" en pointant son doigt sur une ENORME araignée qui venait de se poser sur le lit ou nous étions en train de jouer aux cartes, juste à coté de la tête de dorette.
Un vent de panique plane sur la chambre jusqu'à ce que Naivo, pris par un élan de courage, écrase la malheureuse contre le lit avec sa Kapakapa, d'un geste héroïque ;)

On va manger dans un des restos de la plage tenu par un Frenchie originaire du sud d'après l'accent.
On se fait un pire resto avec apéro ('ti punch), steak de thon frais et des crèpes (eh oui!) en dessert.

Bon, ce soir c'est un peu la psychose des caffards, araignées et autres bestioles... bonne nuit ;)

Vendredi 7 Novembre:

Lever à 6h.
On n'a pas renconté de caffards.

On a tout monté sur la galerie, petit dej et on est repartis, direction Tana.

Sur le chemin, les feux de brousse sont partout. C'est vraiment désolant! Voir toutes ces forêts partir en fumée, c'est autant de chances en moins de s'en sortir pour les populations.

Rien de particulier à part ça sur la route, sauf un petit orage vers la fin.


Un camion tranportant des ouvriers (surement)... la photo est crade, mais c'est plus pour l'ambiance...



Des rizières à perte de vue sur la route de Tana...


Arrivés à Tana, on range les affaires, et on repart en ville pour chercher une guitare.
C'est l'anniversaire de Naivo dimanche, il se débrouille vraiment bien à la guitare, mais il a une vraie gratte de daube, impossible à accorder, et qui sonne vraiment faux.

Le 2ème magasin que nous visitons est le bon. Ils proposent des guitares magnifiques à des prix défiant toute concurrence.

On en trouve une (une Folk, électro-acoustique) pour 350'000 FMG. Elle est superbe, et a un son terrible.
Ca va lui changer de sa merde ;) Pour l'instant on lui fait croire que je l'ai acheté pour moi...


Un immeuble du ministère. Si avec tout ça ils le rentabilisent pas le batiment... ;)


On rentre, on mange, on gratte un peu, une petite contrée... On ramène ensuite Laingo (la "bonniche") qui dort chez Poupoussy le temps que nous sommes à Tana...

En revenant on se prend un vieil orage tropical sur la gueule. Les gouttes font chacune la taille de balles de ping-pong!!

Demain on va aller au village des artisants pour faire du shopping :)

Samedi 8 Novembre:

Le programme de la journée à l'air chargé à première vue... pour gagner du temps on va faire plusieurs groupes.

Dorette est partie chez tonton Doret pour aider à préparer le repas de midi (on doit y être vers 13h).

Tovo et Naivo sont partis régler des affaires familiales avec Zo (prononcer Zou), la copine de Naivo.

Nous autres (Julien, Stéphane, Saholy, Ga et moi) sommes chargés d'effectuer quelques courses.
La circulation à Tana est toujours aussi anarchique. Les feux rouges sont bien la, mais ils ne fonctionnent pas.
En plus je pense qu'ils se foutent un peu des normes anti-pollution: l'air est irrespirable par endroits!


Le marché de Besarety, près de la cité.



La colline du Rova, l'ancien palais de la reine.


On passe d'abord acheter des planches de bois pour Julien. En passant, on prend quelques photos de l'ancien collège de Tovo et Saholy.

On passe ensuite par le Zoma et l'avenue de l'indépendance pour acheter des cartes postales.


Le cinéma REX sur l'avenue de l'indépendance... ;)



Bienvenue à Las Vegas... ;)


Puis direction le village des artisants. C'est une petite route ou se sont installés des dizaines de petites boutiques en bois avec des artisants et revendeurs.
Tous les objets d'art malgache sont présents. C'est vraiment le paradis des Vazaha qui veulent rapporter des souvenirs / cadeaux.


Le village des artisants, sur la route d'Ivato.



Une boutique typique au village des artisants.



Le samedi, c'est journée lessive. Et pour ceux qui n'ont pas d'eau courante, ça se passe au bord de la rivière...



Une boucherie malgache typique... Faut pas avoir peur... ;)


Le plus fort dans tout ca, c'est la phase de négociation: tu demande le prix, on te fait: "Pour toi mon ami, je te fais un bon prix car tu est mon premier client de la journée: 200'000FMG, mais on peut parler..." ;)
C'est à ce moment qu'il faut faire un espèce de cri du genre "Ayyyyyyyyyy" qui voudrait dire en fait "yahhh c'est cher, on va négocier" ;)
Au final, on s'en sort toujours pour moins de la moitié de ce qu'il avait annoncé au début. C'est le jeu. Je pense que même à moitié prix on se fait encore entuber en bon Vazaha que nous sommes, mais vu le prix ridicule de ces objets fabriqués main par rapport à ce que ca couterait en France, ca vaut vraiment la peine.

Vers 13h30 on est parti vers chez tonton Doret. J'ai un peu halluciné quand j'ai vu sa villa.
Je ne pensais pas que ce genre de construction existait à Madagascar. Sa villa est posée sur les hauteurs de Tana, un peu à l'extérieur de la ville.
Elle n'a rien à envier aux villas que l'on trouve sur la cote d'azur. Le salon est immense, avec la cuisine et le garage à coté, les 3 chambres à coucher à l'étage sont énormes aussi, meublées avec des bois malgaches et reliées de l'extérieur par une terrasse qui fait presque le tour de la villa à l'étage.
Il y'a aussi une salle de bain ENORME (plus grande que mon salon!!!)... y'a pas à dire, il s'est gavé tonton Doret ;) !


La villa de tonton Doret



La salle de bain...


Tovo m'avait prévenu qu'il avait l'habitude de toujours être en retard... eh ben ça a pas loupé: l'apéro a été servi à 14h30, et on s'est mis à table vers 16h! pas mal pour un repas de midi ;)


Partie d'échecs improvisée (j'me suis fait bouffer...) Faut dire que le tonton a été champion de Madagascar!!


Sinon, le repas est un des meilleurs que j'ai mangé jusqu'ici: y'avait de tout, et en quantité incroyable... on en pouvait plus à la fin...
Le tonton nous a aussi servi un excellent Blanc doux malgache (Clos Malaza)... Je vais essayer d'en ramener une ou 2 bouteilles.


La table...



Après les 4 entrées, les 3 plats principaux, le fromage, la salade de fruits, la glace et les 3 gateaux, on déclare forfait! :)


Après la bouffe, toujours dans la tradition malgache, les gens ont commencé à chanter des chants... J'ai même participé en les accompagnant au piano ;)

On a fini la soirée vers 23h30, après avoir fait un concert de guitare et montré les photos de la cote ouest à ceux qui le désiraient...

Dimanche 9 Novembre:

On a prévu d'aller à l'Ermitage aujourd'hui.

C'est un resto dont Tovo m'a parlé déja en France. Parait qu'il est super bon.

On est parti vers 10h de Tana, direction Mantasoa. Ca se trouve à l'est, à environ 1h30 de route.
Il faut ensuite faire les 12 derniers km sur une piste.


L'arrivée à l'Ermitage... pfiouou... c'est loin Paris...


L'Ermitage est un Hotel restaurant **** de très bon standing (pour Madagascar).
Nous y sommes allés pour leur buffet à volonté. C'était vraiment excellent on s'est grave pêté le bide ;)

J'ai halluciné par la suite: un repas coute ici dans les 60'000 FMG. C'est relativement peu pour nous, pour un buffet à volonté de cette qualité.
Mais j'ai appris dans l'après midi le salaire d'un ingénieur à Madagascar: 700'000FMG par mois... Disons 1'000'000 pour un ingénieur expérimenté!
Ca fait 1000FF par mois! 150Euros! ca tue!

On a vu passer un petit lémurien avec son petit sur le dos, alors on est sorti prendre quelques photos. En parlant avec un des gardiens, il nous a indiqué un endroit ou nous pouvions nous mettre pour les voir de plus près.


Les lémuriens dans les arbres...



Le même...


On y est allé, et effectivement ceux la n'étaient pas très farouches, ils se sont approchés de nous sans avoir peur, pensant peut être que nos appareils photos étaient des bananes ;)


"Euh... salut les gars... on fait une contrée?" ;)


Ensuite, pour digérer un peu, on est resté dans le parc de l'hotel et on a profité des installations de l'hotel: Jeu de dames Géant (j'me suis fait bouffer par Ga et Poupoussy ;), puis une partie de pétanque...


Attention, ce coup la est décisif...



Tout est dans le geste...


Suite à cela nous sommes rentrés à Tana.

Plus tard, la famille de Poupoussy est venue pour nous saluer et dire au revoir à Stéphane et Saholy qui partent demain matin.
J'étais très gêné quand ils m'ont offert un cadeau, comme à Tovo et Ga, Stéph et Saholy (une boite malgache).
Ca doit être l'art de recevoir des malgaches!

Bon, demain on va accompagner saholy et stéph à l'aéroport...

Lundi 10 Novembre:

Lever à 3h30!!!
Pour le départ de steph et Saholy.

On y va en deux voitures car ils ont beaucoup d'affaires, et que Poupoussy se joins à nous pour la journée...

A l'aéroport, c'est déja le bordel: il n'y a qu'une seule file pour l'enregistrement des bagages. Ca promet d'être sportif la semaine prochaine.

En revenant de l'aéroport, on décide d'aller à Ambohitantely, la maison de campagne de la famille de Dorette.
Ca se trouve à une trentaine de km de Tana.

Les premiers km se font sur la route qui mène à Tamatave (à l'est), puis on quitte cette route pour une piste en piteux état pour les derniers km.

Au bord de la piste, on voit des forêts éparses et des terrasses de rizières à perte de vue.

On arrive à la maison de campagne. Il s'agit en fait d'un domaine de plusieurs hectares comprenant un bout de forêt, 3 maisons et quelques cultures.


Une partie du domaine...


Une des maisons est vide, ou alors occupée par les gardiens, les 2 autres sont occupées par des cousins de Dorette.

Nous en avons rencontré un, et sommes un peu entrés chez lui. C'est très très simple... pas d'électricité, pas d'eau courante. Le cousin en question est en train de passer son permis voiture à Tana.
Il va donc tous les jours en vélo jusqu'a Tana (1h30 par trajet!)

Avec Tovo, Ga et Poupoussy, on décide de se ballader un peu dans les terrains cultivés du domaine pour chercher l'origine des sources qui alimentent les rizicultures.
On a donc marché en plein milieu des champs, sur les petits monticules de terre qui séparent les terrasses.
Tout autour de nous on ne voyait que des rizières et des montagnes. Rien, mis à part quelques zébus qui broutaient dans le coin ne pouvait affecter cette sentation de tranquillité.


Le partie cultivée à Ambohitantely



Des champs tout autour... des collines... le ciel bleu... le pied quoi!



Dans une des piscines: un nénuphar



Un zébu qui trainait dans le coin...


Nous sommes rentrés en début d'après midi à Tana, et la sieste qui devait durer 1/2 heure a en fait duré tout l'après midi.

Le soir, Naivo m'a appris les 4 chansons malgaches qu'il joue superbement bien sur sa nouvelle gratte ;)


Coucher de soleil sur les collines de Tana...


Mardi 11 Novembre:

Il a été décidé hier que si nous pouvions garder la voiture, on partirait (Julien, Tovo, Ga et moi) à Foulpointe cet après midi.

En début de matinée on apprend que c'est OK, Julien amènera le 4x4 au garage pour une petite révision, et on partira vers 14h.

En attendant, on retourne au village des artisants.


La briquetterie près de la digue, sur la route d'Ivato



Interdit aux zébus et aux pousse-pousse... :)


Sur la route, c'est la fête des bouchons. Tana est vraiment une ville polluée! On mettra 1h15 pour l'aller.
Sur place, les achats et surtout les négociations sont toujours aussi prenants.

J'ai déniché une magnifique 2CV fabriquée en reste de boites de conserves et canettes usagées, ainsi qu'une petite cox.

Au retour on s'est gavé: à peine 15 minutes pour rentrer.


A Madagascar il y a deux types de boissons: les boissons alcooliques et les boissons hygiéniques ;)


On a bouffé à la maison et nous voila repartis vers l'est. Direction Foulpointe.

Tovo conduit jusqu'a Moramanga, puis je prend le volant jusqu'à Brickaville.

La route est plutot bonne, mais très sinueuse.

Fait divers: je me suis chopé un poulet!!
Ils étaient 2: le 1er traverse tranquille... je ralentis un peu, et la, le 2ème se met à traverser aussi.
Mais d'un coup il s'aperçoit que je suis la, alors il commence à s'envoler, le con...
Puis, soudain, c'est le drame: il heurte le pare brise et s'éclate par terre comme une crèpe...

Sont vraiment trop nazes ces poulets! 10min plus tard j'ai failli me choper 2 poussins en plus. Ils sont passés sous la voiture, mais ont réussi à éviter les pneux.

Arrivés à Brickaville, je cède ma place à Julien car la nuit tombe.
La route entre Brickaville et Tamatave est pleine de trous. C'est vraiment une route blindée de pièges car à certains endroits on monte à 90-100 km/h, puis d'un coup y'a un vieux trou, t'es obligé de ralentir... presque mettre la marche arrière... ;)

On décide de manger à Tamatave. L'arrivée dans la ville est assez spéciale, les rues sont dans un état lamentable, mais elles grouillent de monde, et les petits commerces (espèces d'étales, parfois même posées à même le sol) sont éclairées à la bougie, à défaut d'éclairage public.

Après avoir mangé, on reprend la route direction Foulpointe, vers le nord. Il nous reste environ 1 heure.
Il fait déja nuit, et certaines portions de la route sont très fatigantes (grandes lignes droites sur plusieurs km...)

Heureusement que c'est Julien qui conduit, car je me suis endormi à plusieurs reprises...

On traverse plusieurs ponts au dessus des rivières. Deux d'entre eux sont des ponts flottants, comme ceux utilisés par l'armée, car les anciens ponts ont été emportés par les précédents cyclones.

On arrive enfin à Foulpointe vers 22h30. On visite le bungalow: y'a 2 chambres avec en tout 3 lits doubles... ca va le faire ;)


Notre bungalow... simple mais bien...


Dans la salle de bain, on rencontre un Kadradraka be (léon le cafard) qui sera immédiatement exterminé! charmant.

Bon, il fait nuit. Apparemment l'hotel n'est pas très loin de la mer car la fenêtre est ouverte, et j'entend des vagues qui se fracassent sur la plage.

Mais si j'ai bien compris, c'est pas la qu'on va aller se baigner, mais dans la lagune, il faut revenir un peu dans foulpointe.

On verra demain...

Mercredi 12 Novembre:

On s'est levés relativement tôt, mais on peut dire qu'on a fait la grasse mat malgache ;)

Heureusement qu'on avait des moustiquaires, car la chambre était infestée de moustiques et autres bestioles en tout genre.

On a petit déjeuner à l'hotel (l'Analamanga) - thé au lait, et croissants congelés trop cuits... pas grave...


Les Ampalibe: des énormes fruits qui poussent sur le tronc des arbre...


Le temps n'est pas avec nous ce matin: il pleut et c'est bien couvert. On décide donc de prendre la voiture jusqu'à Mahambo, à 30km au nord pour voir le paysage cotier.

A la sortie de Foulpointe, on tombe sur un ancien Fort. On trouve un guide pour nous faire la visite. Il nous racontera ceci:
(merci gaelle pour tes notes ;)

Le Fort Manda (je suis pas sur du tout, la... je crois que Manda veut dire "fort" en malgache... :/ ) a été construit en 1817 par Radama.
Le "ciment" est en fait constitué de blancs d'oeufs (187'000 en tout) et la construction a duré 8 ans.
Les habitants donnaient alors 1 oeuf par jour. Les enduits extérieurs sont en coquillages et carapace de tortues.


Vue de l'intérieur du fort...


Ce fort a été construit pour la guerre contre les français, sur la route des indes. Les armes (canons) ont été fournies par les anglais.
Les murs font 7m d'épaisseur. Il y a un tunnel de fuite pour les officiers et les nobles. Il y a eu 80 morts ici contre les sénégalais en 1947.


Vue depuis le fort... quand il a été construit, il était au bord de la mer...



Le batiment des officiers


Le guide nous explique que "Foulpointe" vient du nom d'un bateau, le "Hopefull" qui venait mouiller sur la pointe de sable de la lagune. Les malgaches venaient y acheter des vêtements.

On continue la visite, et on trouve l'emplacement où a eu lieu un sacrifice de zébu aux anciens. Le guide nous explique que ce sacrifice a été fait il y a 4 ans, lors d'une cérémonie de comémoration des 80 ancêtres de Foulpointe qui sont morts contre les sénégalais dans le fort.
Le crane du zébu est posé contre un bout de bois "sacré", il y a des restes de la bosse du zébu ("la meilleure partie"), ainsi que d'autres objets: Bouteilles de rhum, limonade, miel, cigarettes, pièces de monnaie.
Tout cela est en rapport avec ce qu'aimaient les ancêtres...

Plus tard, on reprend la route vers Mahambo. Les paysages sont très verts.


La route entre Foulpointe et Mahambo


La végétation est luxuriante, avec plein d'arbres fruitiers, des Litchy, de la cannelle, des Ampalibe (espèces de gros gros fruits qui poussent sur le tronc des arbres - apparemment très sucré... il faudra goûter!).

On arrive à Mahambo, direction la lagune. Il faut traverser le village fait de petites huttes en fibre de palmier tressé.
La lagune est superbe, mais le temps n'est toujours pas avec nous...


La lagune de Mahambo



Une pirogue au bord de l'eau


On marche au bord de l'eau, elle est de couleur turquoise, vert... peut être un peu grise à cause de la couleur du ciel.

On décide de continuer la route jusqu'à Fénérive, petite ville située 16km plus au nord.


Petite île un peu avant d'arriver sur Fénérive


Quand nous arrivons, des centaines d'écoliers rentrent chez eux, tous en uniforme orange fluo ou bleu, suivant leur école d'origine.


Sortie d'école à Fénérive...


Les rues grouillent de monde, d'enfants et de boutiques.

Après avoir vu la mer, on repart vers Foulpointe. En chemin on s'arrête pour acheter des gateaux de farine de manioc (un peu gras, mais ca se laisse manger) et gouter au Betzabetza (alcool local fait à partir de jus de canne à sucre fermenté).
Bon, c'est pas l'extase, mais ca passe...

En arrivant à Foulpointe, on se chope un petit resto (Le vent du sud) avec un bon steak de zébu poivre vert pour moi.

Puis le soleil réapparait alors on va vers le lagon. Dès notre arrivée, on se fait "agresser" par les "chauffeurs" des pirogues.

Après qu'ils aient lourdement insisté pour qu'on fasse un tour de pirogue, et après la phase désormais traditionnelle de négociation, on accepte finalement.


Petite ballade en pirogue sur le lagon...


On embarque donc à bord du "Bon Espoir" ;) direction la barrière de corail.
Le lagon est peu profond, et l'eau est transparente. On voit les vagues se fracasser un peu plus loin contre la barrière de corail.
Il parait qu'il ne faut jamais dépasser cette barrière naturelle car on peut se faire choper par un requin, alors que ces derniers ne pénètrent jamais dans la lagune.

Arrivés sur la barrière de corail, nos 3 guides descendent de pirogue et nous montrent toute la faune locale: Oursins de mer, oursins violets, oursins tigres, y'a aussi une espèce d'étoile de mer noire qui bouge tout le temps, un autre truc (encre de mer, je crois qu'il a appelé ça) que quand t'appuye dessus, y'a de l'encre violette qui sort, un serpent de mer (beurk il a une sale gueule, c'est tout visqueux), des spaghettis de mer (lol) et différents coraux.


Ohh... un oursin violet...



Un zoli corail... faut bien penser à le remettre dans l'eau... sinon, c'est mal!



Un/Une encre de mer...



Un oursin tigre... celui la est méchant!



Ses "spaghettis de mer"... lol



Beurk! un croissant de mer... et il parait que ca se mange...


Après une 2nde phase de négociations, on accepte qu'ils nous amènent à un autre site où l'on peut observer des poissons.

En route, l'un des guides chope quelques oursins et les éclate violemment avec sa pagaie pour en faire de la bouillie (mmmmm).


Eclatage d'oursins en bonne et due forme...


Une fois arrivés sur place, il verse cette bouillie dans l'eau et c'est la qu'on voit débouler quelques dizaines de pitits poissons qui viennent se gaver de bouillie d'oursin écrasé (re-mmmmm ;).


Photo prise avec un appareil jetable qui va sous l'eau


La plupart font moins de 10cm, rayés noir et blanc ou en jaune pour certains.

En revenant sur la plage un des guide nous offre des noix de coco (ca faisait partie du deal ;)

Encore une fois, je trouve ca excellent... le jus est rafraichissant, et la chair délicieuse.

Le soleil se couche doucement. On a encore le temps de se baigner un peu et de profiter du paysage.


Coucher de soleil sur les palmiers...


Quelques enfants m'ont capté avec mon APN et me demandent de les prendre en photo.


Les enfants sont toujours ravis d'être pris en photo ;)



Une petite fille qui s'amuse au bord de l'eau


Finalement on repart, sans oublier de distribuer des crayons aux enfants. Ils sont ravis.

On rentre à l'hotel, on bouffe au resto et hop -> dans le bungalow. On tue un autre Kadradraka be (grégoire le cafard), une partie de cartes et au lit.

Jeudi 13 Novembre:

On va rentrer à Tana aujourd'hui.

Départ à 8h, après avoir pris le p'tit dej à l'hotel.

Il fait déja grand soleil. La route entre Foulpointe et Tamatave est superbe (à l'aller on n'avait rien vu car il faisait nuit...).


Premier pont flottant entre Foulpointe et Tamatave... ca va tenir... ca va tenir... ;)


Arrivés au 2nd pont flottant avant Tamatave, on bifurque à droite pour prendre la piste qui longe le fleuve.
Il y a un village ici, et apparemment tous les hommes (et je crois que même les femmes ainsi que quelques enfants :/ ) sont employés par Colas pour la reconstruction du pont.


Le chantier de Colas...


Il y en a qui ramassent du sable dans la rivière, d'autres qui le chargent dans les camions bennes Colas, et d'autres encore qui font des graviers à partir de morceaux de roche plus gros (à la main!!).
Ca me fait un peu mal de voir les enfants travailler aussi...

On arrive à la réserve de lémuriens de Ivolohina.


Entrée de la réserve d'Ivolohina


C'est moitié zoo moitié réserve naturelle: certains lémuriens sont en cage (bof), y'a aussi des serpents, des grenouilles, des tortues (énormes) et un caméléon.


Une tortue... sisi... sérieux!! :)



Ah il était pas facile à tofer lui!! en plein contrejour... mais j'l'ai eu!



Et un ch'tit caméléon aussi.



Ceux la étaient en cage, mais je trouve la photo magnifique (bravo Ga!!)



Bon, y'avait aussi des espèces beaucoup moins sauvages... ;)


D'autres sont en liberté.

On repart vers 10h30 et on passe par la banlieue de Tamatave, du coté de la plage.

La, en face du Miramar hotel (endroit ou les Rabe avaient l'habitude d'aller en vacances) il y avait une route qui longeait la plage jusqu'au port de Tamatave.
Mais la route n'existe plus aujourd'hui: elle a été complètement détruite (glissement de terrain + recouverte par du sable) lorsque le dernier cyclone a ravagé la cote est.


Y'avait une route ici, avant...


On a ensuite visité Tamatave (en voiture). La ville est quand même dans un état de délabrement assez avancé.


Le port de Tamatave (le plus grand port de Madagascar)



Le parking de Tamatave ;)



Les rues sont dans un triste état...



Et les dépassements sont plutot sportifs.



L'avenue principale à Tamatave


Le plus impressionnant reste les maisons coloniales qui datent du siècle dernier, voire avant, dont les façades sont complètement ravagées.

Vers 11h30 on repart vers Tana. On s'arrête à Brickaville pour manger dans un hotely un peu poisseux.

Tovo conduit jusqu'à Moramanga, puis c'est à mon tour. La montée est assez chaude, avec plein de camions à dépasser avec 20m de visibilité.

Je ne crois pas que j'ai déja expliqué comment se passent les dépassements à Madagascar... ca vaut son pesant de cacahuètes:
T'arrives derrière un gros camion qui roule à 10.
T'attend d'avoir quelques mètres de visibilité (souvent, en France, jamais t'oserais dépasser dans ces conditions, mais la, t'hésite pas, sinon tu te retapes encore 10 bornes derrière ce gros tas qui pollue à crever de chaud parce que t'es obligé de fermer les fenêtres sinon tu respire plus...).
Puis tu claxonne une première fois pour dire: "Hé, gars, j'te double, OK?"
Alors la, le gars te rend un coup de claxon qui veut dire: "OK, vazy, fait toi plaisir".
Des fois il clignote aussi à droite, d'un air de dire: "Au cas ou y'a une voiture qui arrive en face, je ralentirai pour te laisser passer, OK?"
Puis, une fois que t'es arrivé à son niveau, si tu ne t'es toujours pas fait éclater la face par un camion venant d'en face, tu reclaxonne un coup pour dire: "Merci mec, t'as été cool sur ce coup la... si on se revoit à l'Hotely dans 10min, j'te paye un coup de Betzabetza".
Et la le gars claxonne aussi pour te dire: "Bah de rien man, à une prochaine, et ca roole pour le coup de Betzabetza"
Ca se passe comme ca ici ;)


Une épaisse fumée est visible tout au long de la journée... les feux de brousse font rage dans la région :(


Arrivés à 20km de Tana les éléments semblent s'acharner contre moi: Il fait nuit, il pleut, une épaisse fumée recouvre tout à cause des feux de brousse, il y a de plus en plus de camions car ils attendent tous 19h pour pouvoir entrer dans Tana.
Bref, je cède ma place avec plaisir à Julien qui fera les derniers km...

On arrive finalement vers 19h30. On mange, on décharge les tofs (beaucoup de déchets cette fois... surtout pour les poissons)...


Un Ampalibe qu'on a ramené de Moramanga...


P'tite douche, puis on raccompagne Laingo et on passe quelques minutes avec Poupoussy.

Dodo.

Vendredi 14 Novembre:

Journée courses.

On commence le matin en allant chez Cora, grande surface qui n'a rien à envier aux Carrouf et autres Géant de chez nous.

Seule différence: alors que chez nous tout le monde fait ses courses en grande surface, ici, c'est que ceux qui ont les moyens qui peuvent se le permettre.
Les prix sont à peu près équivalents aux prix en France (donc bien au dessus du niveau de vie d'un malgache moyen...)


Le rayon des mangues à Cora...plein de sortes différentes!


On est ensuite rentrés à la cité pour manger. L'après midi, on l'a passé à Tana, ou plutot dans la voiture: 15h on est allé chercher Poupoussy à son école de génie rural, puis on est allé au Zoma (Ananakely) pour me trouver un gros sac de sport pour rapporter tous les souvenirs.
Le Zoma est moins impressionnant que ce à quoi je m'attendais.
C'est un marché avec des stands "en dur" assez serrés, mais ca ressemble en fait pas mal au vieux marché arabe à Jérusalem.

On est ensuite allé chercher Naivo à son école, puis on l'a accompagné derrière sa moto jusqu'au garage pour une réparation.
En fait, avec les bouchons et les temps d'attente, tout ca nous a pris tout l'après midi, tellement la circulation à Tana est impossible.


Naivo sur la moto dans les bouchons de Tana - on le suit en voiture, la...



La clio édition spéciale Tiers monde... ;)



Le 4x4 que nous avions pour les derniers jours... Il a pas l'air comme ça, mais c'est une vraie bouze...


Le soir, après avoir mangé, nous sommes un peu sortis entre mecs (Tovo, Naivo, Patou et moi).

On est d'abord allé au billard, dans la zone industrielle. On a joué une bonne heure 1/2 puis on est allé sur l'avenue de l'indépendance.

La, j'ai découvert comment font les jeunes de Tana pour sortir le soir: en fait, ils se réunissent sur les contre-allées de l'avenue, là, il y'a des vendeurs de boissons (bières et autres), de biscuits, de cigarettes, de maskit (brochettes de zébu) qui vendent leur marchandises à même le parking.

Ca grouille de monde. On s'est pris une bière, et on s'est installé sur le capot de la Kangoo de Patou (la classe ;)

On s'est ensuite un peu balladé sur l'avenue. On trouve vraiment de tout: entre les mecs qui arrivent avec leur Golf GTI Jacky Touch, ceux qui viennent avec leur taxi brousse ou encore ceux qui arrivent à 8 dans une vieille R5 toute moisie.
On trouve aussi quelques enfants qui mendient :/

Plus tard, on a fait un tour en kangoo (lol) dans Tana by night.

On rentrant, on a préparé le plan d'attaque pour demain soir: on va essayer d'organiser une soirée d'adieu avec les cousins/cousines, et si on peut, tenter de squatter la maison de tantine Vivianne.

Suspens... la suite demain...

Samedi 15 Novembre:

Lever à 8h (grasse mat ;)

Avec tovo, je retourne au magasin Manako (la ou on avait acheté la guitare de Naivo), pour en acheter une pour moi.
On y va à pieds pour changer.

En fait, à pieds c'est aussi ignoble qu'en voiture. Les trotoirs, quand ils existent sont quasiment impraticables tellement ils sont défoncés.
Y'a du monde partout et ça pue les gros moteurs diesel mal réglés.


Une Cox Jacky Touch en face du magasin de guitares


Au magasin de guitare ils étaient encore plus nombreux que la dernière fois. Manifestement ils se souviennent de nous ils nous proposent une grosse remise sur la guitare que j'ai repéré.
Elle a un pur son, je demande alors s'il est possible de la brancher à un ampli pour voir ce que donnent les micros.
Un des vendeurs m'amène alors dans l'arrière boutique qui est en fait la cour intérieure de quelques "maisonnettes" où doit habiter toute la famille.
Il me fait entrer dans son "appart". C'est une pièce de 8m² environ. Apparemment ils arrivent à dormir à 3 la dedans. Incroyable... tout est entassé de partout, la télé, la chaine hifi...

Bref, finalement j'ai pris la guitare avec une housse.

En rentrant on passe chez Tantine vivianne. C'est OK pour la maison pour ce soir.

Nous sommes ensuite allés chercher Naivo puis on a mangé. Ensuite, avec Gaelle, Naivo et Banou on est allé chez tonton Solohery pour lui demander si on pouvait inviter son fils Ranto et ses 3 filles.

Pendant ce temps, Tovo et Patou étaient allés chez tonton Doret pour demander la même chose pour Dolly et ses 2 petites soeurs.
Eux ont eu moins de chance que nous puisqu'ils n'ont trouvé personne.

Nous, chez tonton Solohery, la scène était assez surréaliste pour moi.
Bon, déja, l'appart est situé juste derrière le marché. Pour y accéder, il faut traverser le marché, puis 2 cour intérieures (enfin, des couloirs...) dont un qui doit servir de chiotte public (c'est pas possible autrement!).


Il faut traverser le marché de Besarety pour aller chez tonton Solohery


Bref, on nous fait asseoir dans le salon, et le tonton arrive. La, commence la phase de négociation pour Naivo et Banou.
Il parait que le tonton en question est très sévère avec l'éducation de ses enfants. Finalement ca s'est plutot bien passé puisqu'il a donné son feu vert pour Ranto, et il a dit qu'il ne garantit rien pour les filles...

Enfin, tout ça me dépasse complètement...

Nous sommes ensuite allés faire les courses à Cora, puis nous sommes revenus chercher Poupoussy et Mina, ainsi que les matelas et les guitares.

Finalement on est arrivé sur place à 20h30. Il y avait Tovo et Ga, Naivo et Zo, moi, Poupoussy, Mina, Lala, Manga, Ranto et ses 3 soeurs, Banou et Patou.
15 donc...

La soirée était très sympa: on a traquillement préparé à manger(grillades de steak de zébu avec des pates sauce spéciale Tovo, puis on a mangé, puis on a joué de la gratte, ils chantent tous vraiment bien!


Grillages dans le jardin...


Après, on a fait une partie de cache cache géant dans le jardin de tantine Viviane, dans le noir le plus complet...
On a fini par un concert de guitares et chant.


Tout le monde est la...


On est allé se "coucher" vers 2h30, mais sur un tapis de sol malgache pas très épais, en paille tressée, posé à même le sol, avec Poupoussy d'un coté et un moustique qui a pas arrêté de m'emmerder toute la nuit de l'autre, j'ai pas beaucoup dormi...

Dimanche 16 Novembre:

Tout le monde s'est réveillé super tot ce matin.

Ca m'a fait halluciner: à 6h30 tout le monde était debout.
En France, tu fais une fête comme ca, le lendemain, avant 11h - midi y'a personne à qui parler...

J'ai accompagné ensuite Poupoussy et Mina au marcher pour acheter de la confiture et des bananes pour le p'tit dej'.

On rentrant on a mangé puis on a attendu que tovo ramène Ranto et ses 3 soeurs (pas assez de place dans le 4x4 pour tout le monde...)

Finalement y'a eu un changement de programme: au lieu de revenir pour nous ramener à la maison, Tovo est revenu avec Julien, Dorette, une autre tante que je n'avais pas encore rencontré, et ses 3 filles.
Le reste de la journée s'est passé entre une grosse sieste (faut bien!), bouffe du midi et matage de la télé malgache.

On est finalement repartis entre 17h et 18h.


Ploky (prononcer Plouky... lol)... l'espèce de truc qui fait office de chien... ;)


Le soir, avant de manger, on est allé ramener Laingo, et dire au revoir à Poupoussy.
Plus tard, juste après avoir mangé, on a enregistré les quelques chansons malgaches que Naivo m'a apprises.

Petite mélancolie ce soir... demain c'est fini... déja! Lundi 17 Novembre:

Ca y'est, c'est déja le jour du départ!
Le lever fut rapide: à 4h30. A 5h on était déja dehors.

La, on attend l'embarquement dans le hall de l'aéroport d'Ivato.


L'aéroport (lol) d'Ivato


Je pense que je vais arrêter d'écrire maintenant... j'ai plus la tête à ca... :|

Back to the real life...

Dans l'avion... Oah! les vieilles têtes... ;)


Salut les gens...

J'ai eu envie de créer ce site pour présenter un peu à ceux que ça intéresse mon voyage à Madagascar.
Ce n'est donc pas le fait de me la raconter ou quoi... qui m'a motivé, mais plutôt l'idée de vous donner envie de voyager (pourquoi pas à Mada), de découvrir du pays... :-)
Et si j'arrive à vous communiquer les bons moments et toutes les découvertes que j'ai fait là-bas, ce sera déjà pas mal ;)


Notre périple à Madagascar...


Sur le plan ci-dessus on peut voir les 3 principales destinations où nous sommes allés :

1. La côte ouest, avec Morondava, et les Tsingy du Bemaraha (du 27/10 au 3/11)
2. La côte est avec le canal des Pangalanes et le lac Rasoabe (du 05/11 au 7/11)
3. La côte est, toujours, mais plus au nord: Tamatave, Foulpointe et Fénérive (du 11/11 au 13/11)

Le reste du temps, nous sommes restés à Antananarivo, la capitale, et aux alentours.

Avant de commencer ce récit, je tiens à remercier ceux sans qui ce voyage n'aurait pas été possible :
Tovo, Gaëlle, Saholy et Stéphane, et bien sur Julien, Dorette, et Naivo... sans oublier Poupoussy, Patou, Banou, Ranto, Mina et toute la famille...

Et une pensée particulière pour Ibrahim, et Grégoire le cafard... ;)

PS: Matériel utilisé pour les photos :

Exclusivement du Canon ;)

Numérique :
- Canon IXUS V3
- Canon A60

Argentique :
- Canon EOS300 + 28-90 + 75-300 Sigma pour l'argentique
- un jetable waterproof pour les photos sous-marines ;)