Mongolie 2009

Voyage en mongolie en fourgon aménagé

Kiev – Rilsk

Posté par ohad le 30 juin 2009

On se réveille dans le luxe de notre chambre d’hôtel en plein centre de Kiev. Bizarrement, on a moins bien dormi que dans Züüd, notamment à cause de la horde de moustiques affamés qui nous a pourchassé pendant toute la nuit.

Le p’tit dej est à la hauteur, et nous faisons des réserves dans nos p’tits ventres pour cette journée qui s’annonce difficile avec le passage à la douane russe.

Avant de quitter Kiev, on trouve un p’tit hotspot et on dit merci à Free d’avoir inventé la freephonie. C’est quand même génial d’être à l’autre bout du monde, et de pouvoir appeler dans de nombreux pays, le tout gratos…

On prend ensuite la direction de la Russie, en sortant de Kiev. On passe dans quelques quartiers de la ville, et cela nous donne envie de revenir pour la visiter un peu plus longtemps. Peut être au retour.

On prend la direction de Tchernihiv (et non pas Thernobyl :smile: ), puis après 80km on prend la bifurcation vers l’est, par la route qui mène vers Moscou, en passant par « gluzob » (ou un truc du genre, on est pas encore complètement à fond en cyrillique :woot:.

De nombreux nids de cygognes sur la route :

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Cette route est hallucinante. Elle fait un peu plus de 200km jusqu’à la frontière, le tout sans un seul virage. 200km de ligne droite.

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on ne s’endort pas…

on ne s’endort pas…

A près de 40km de la frontière, on doit suivre une déviation car la route principale est en travaux. La déviation nous fait passer par des routes complètement défoncées, le tout derrière deux énormes semi-remorques :

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ça nous donne un avant gout de ce qui nous attend en Mongolie…

De retour sur la route principale, on s’arrête à la dernière ville avant la frontière pour faire quelques courses « au cas où ». On constate que les gens d’ici savent vivre : il est 16h de l’après midi, un lundi, et tout plein de gens ont envahi les plages du petit lac du village. Les jeunes se baladent en maillot de bain / bikini au centre ville… c’est cool.

A 1km de la frontière, suite à un trou dans la route, on entend un petit bruit métallique. On s’arrête immédiatement et on constate qu’un des enjoliveurs n’est plus là… il s’est barré et a du tomber dans le petit ravin à côté de la route. Pas de temps à perdre pour le retrouver, d’autant qu’il y’a plein de ronces sur le talus… tant pis. En vérifiant les autres enjoliveurs, on découvre qu’un autre est sur le point de nous lâcher, et que deux sont déjà bien fragilisés. On décide de tous les enlever par précaution. Reste plus qu’à leur trouver une place…

Ci-git notre enjoliveur avant gauche. Paix à son âme...

Ci-git notre enjoliveur avant gauche. Paix à son âme...

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Puis vient le passage épique de la frontière Russe.

Tout commence par le côté Ukrainien :

– Avant même d’arriver à la frontière, il y’a des stands ukrainiens qui proposent des assurances pour la russie (obligatoires). On en prend une chez les 1ers qui nous ont accueilli.

– Ensuite on passe réellement la 1ère frontière : 2 gardes qui me demandent les papiers du véhicule et les passeports. Ils me font comprendre (de façon assez insistante) qu’avec un « don » de 20€, tout irait plus vite. On refuse. Pas de corruption, ce serait trop facile… Ils nous donnent donc un papier rouge (alors que d’autres ont un papier vert), et nous disent d’avancer jusqu’au prochain stand.

– Prochain stand : re-vérification des passeports et papiers du véhicule, on nous fait avancer jusqu’au prochain stand

– Prochain stand : re-re vérification des passeports et des papiers du véhicule (encore ??). On doit ensuite retourner au stand n°7 (va savoir pourquoi, mais il y’a un bureau qui porte le n° 7 alors que tous les autres bureaux n’ont pas de numéro…)

– Tampon sur notre papier rouge par un vieux douanier avec lequel j’ai eu bien des difficultés à lui expliquer d’où on venait et où on allait… (en fait la difficulté c’était de comprendre la question…)

– Retour au dernier stand visité. Re-re-re contrôle des papiers.

– Rapide vérification de nos bagages, puis au bout de 30 minutes d’attente, passeports rendus et autorisation à quitter le territoire Ukrainien.

Côté russe ça se complique :

Quand on arrive à la 1ère barrière on nous explique qu’on doit d’abord renseigner un formulaire avant de pouvoir rentrer. On s’exécute (heureusement le formulaire est traduit en Anglais). Pendant qu’on remplit ça, une dame vient nous parler. On comprend qu’elle est la pour un contrôle médical quand elle nous tend deux thermomètres :D. Elle insiste d’ailleurs avec Poupoussy pour être sure qu’elle n’est pas malade… elle nous montre la gorge, la tête, le ventre, etc. Bref, on arrive à lui expliquer que tout va bien.

On nous ouvre 1ère barrière et nous voila au stand de vérification des passeports. Manifestement nos profils atypiques attirent les foules, et tous les policier sont réunis autour de nos papiers d’identité…

On a droit à un autre contrôle des bagages, plus complet cette fois. Un gars en uniforme ouvre tous les placards, fouille partout jusqu’à tomber sur la caisse de vin qu’on avait amené pour faire gouter le fin francais aux mongols. Ils nous demande si on veut bien lui donner une bouteille… Rah le fourbe, il nous a par les sentiments… On ne saura jamais si le fait de lui avoir donné cette bouteille nous a aidé ou pas, mais en tout cas sur le contrôle des passeports, côté Russe, ça a été relativement vite (une petite heure à attendre en plein cagnard…)

Vient ensuite la douane Russe. Au début tout se passe bien. On remplit un formulaire de déclaration des objets importés (on remplit l’exemplaire Russe en anglais, avec pour aide le formulaire en anglais à côté). On s’y prend à 3 fois parce qu’à la moindre rature, il faut recommencer… Le douanier est sympa et nous aide bien pour cela. On a ensuite droit à une 3ème fouille du véhicule. Pas trop sévère cette fois. Enfin, on doit passer dans le dernier bureau pour régler les frais de douane (50 roubles), et récupérer le certificat d’immatriculation. Et la c’est le drame (comme prévu). Avec mes deux noms de famille, je leur parait suspect. Surement un agent du mossad 😀

Heureusement on avait prévu le coup, et on avait un justificatif traduit en russe qui nous a permis de nous en sortir au bout d’une petite heure de tractations et d’incompréhensions…

Résultat des courses : arrivés vers 17h, on repart à 21h30… mais nous voila en Russie… quel soulagement.

On décide de faire quelques kilomètres et de s’arrêter à une station service ( ce plan nous avait bien plu en Ukraine).

On en trouve une au bord de la route, et après avoir demandé au gérant s’il était possible de rester là pour la nuit, nous voila installés…

Le gérant revient même pour nous indiquer que des toilettes sont dispos à l’extérieur, ainsi que des poubelles et de l’eau (qu’on n’utilisera pas finalement, on a vu qu’ils n’avaient pas l’eau courante…

Demain première journée en Russie.

  1. GLENSCOLAN a dit,

    Il faut savoir etre patient !

    le billet de 20E est compris chez les transporteurs routiers EU afin de passer plus vite la frontière.

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